Tractations sur le climat à Glasgow : les doléances de l’Afrique encore piétinéesTractations sur le climat à Glasgow : les doléances de l’Afrique encore piétinées

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Du 31 octobre au 13 novembre 2021,  s’est  tenue à Glasgow, en Ecosse, une conférence de haut niveau sur le changement climatique. Cependant,  les dirigeants de la planète n’ont posé aucun acte concret pour atténuer le réchauffement climatique. Même le projet de 100 milliards de dollars par an qui devraient être mobilisés pour soutenir les pays pauvres, en majorité ceux de l’Afrique, n’a pas été approuvé.   

La Cop va de promesses en promesses sans poser des actes palpables. La conférence de Glasgow qui vient de s’achever (Ndlr, du 31 au 13 novembre 2021), avait nourri un espoir chez les écologistes au départ mais, au finish rien de plus rassurant. Ce qui a poussé  la suédoise Greta Thunberg  érigé  de la lutte des jeunes pour le climat a qualifié la Cop 26 de  Glasgow de “Blabla” et “d’échec”. A l’issue de deux semaines de négociations menées jour et nuit sur le réchauffement climatique, la quasi-totalité des nations de la planète se sont accordées seulement sur un compromis “accélérer la lutte contre la hausse de la température”.  Les décisions du pacte de Glasgow réitèrent maintenir la température à 1,5°C. Toutefois, le président de la Cop 26 moins rassurant de l’engagement des pays développés et soucieux de l’impact du climat sur la planète terre s’indigne. “Je suis sincèrement désolé”, a dit Alok Sharma lors de la fermeture du Congrès mondial pour l’environnement à Glasgow.

L’Afrique n’obtient pas gain de cause  à la Cop 26

Malgré la forte mobilisation africaine à la conférence internationale sur le climat à Glasgow, les délégations et dirigeants du continent noir rentrent  avec leur corbeille vide.  La promesse de 100 milliards de dollar par an au profit des pays en voie de développement et d’autres financements des nations riches sur  lesquels le berceau de l’humanité compté à l’occasion de ses assisses, sont  restés encore un mythe.  “Nous sommes extrêmement déçus de l’absence d’éléments sur les pertes et préjudices  et nous exprimerons nos revendications en temps et en heure”, a regretté le représentant guinéen, Amadou Sebory Touré, chef du groupe de négociations G77 + Chine.

L’Afrique  qui n’est responsable que de seulement  3% de la pollution de la planète subit de plein fouet déjà le réchauffement climatique. “Mes compatriotes endurent  une crise climatique à laquelle ils n’ont pas participé”, souligne le président malgache, Audry  Rajoelina.  La sécheresse, les inondations et autres catastrophes climatiques empoisonnent la vie des populations africaines fréquemment.  Considérée comme la poubelle des pays riches, l’Afrique va continuer toujours à payer le lourd tribut en matière de réchauffement climatique tant qu’il n’y aura pas des décisions justes sur le climat. Face à l’inaction des pays pollueurs, plusieurs chefs d’Etats africains ont appelé les dirigeants des Etats pollueurs à verser  davantage d’argent pour assurer la transition énergétique du continent. Dans le même ordre d’idée, le patron de l’ONU,  Antonio Guteres avertit “la catastrophe climatique frappe toujours à la porte”.

Kary  Amadou (stagiaire)