Tchad: la production pétrolière de Glencore recule à cause des travaux de maintenance sur Mangara et BadilaTchad: la production pétrolière de Glencore recule à cause des travaux de maintenance sur Mangara et Badila

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

L’apparition de la pandémie du coronavirus n’a pas eu des impacts que sur la demande et les cours. Plusieurs projets ont cessé de fonctionner, à cause des restrictions de mobilité du matériel et des travailleurs. Une situation qui continue d’affecter les bilans d’opérations.

Le 3 février, la branche production du géant du négoce pétrolier Glencore a annoncé qu’au terme du dernier trimestre de 2020, son rendement a diminué de 69% par rapport au troisième trimestre, en raison de la fermeture de ses champs tchadiens Mangara et Badila.
Ces deux champs ont initialement été fermés temporairement, en raison des perturbations de la mobilité internationale, du transport des travailleurs et des chaînes d’approvisionnement. La société avait alors décidé d’en profiter pour y mener des travaux de maintenance.
Ces travaux qui ont démarré en avril 2020 étaient prévus pour durer un mois. Cependant, face à la persistance de la pandémie et des restrictions de déplacement, les travaux n’ont toujours pas été achevés.
Il faut rappeler que la présente mise à jour opérationnelle couvre les opérations de production de Glencore au Tchad, en Guinée équatoriale et au Cameroun.
Ainsi, le niveau de pétrole extrait dans ces trois pays a affiché un total de 584 000 barils (- 69%) sur l’ensemble du quatrième trimestre, soit 6 418 barils par jour, contre un total de 784 000 barils sur le trimestre précédent.
Avant la crise, les champs Mangara et Badila pouvaient générer entre 10 000 et 14 000 barils par jour. La situation est telle qu’ils resteront fermés jusqu’à nouvel ordre, indique la société. Pour rappel, ils ont été mis en vente en 2019.
Pour ce qui est de la moyenne annuelle, Glencore a produit 10 776 barils par jour, soit 29% de moins qu’en 2019. A ce niveau, le recul de la production tchadienne a été partiellement compensé par de nouveaux puits marginaux entrés en activité en Guinée équatoriale et au Cameroun.

Le Sahel avec Agence Ecofin