Tchad : La friperie ou « gondja » la maison d’élégance des jeunesTchad : La friperie ou « gondja » la maison d’élégance des jeunes

User icon Par Ahmat Moussa Adoum

La friperie appelé communément « gondja » ou « ngoundja » par les tchadiens attire de plus en plus les jeunes. Ces vêtements d’occasion vendus dans les différents marchés de la capitale se composent des habits pour hommes et femmes. On y trouve des jeans, polos, tee-shirts, chemises, robes et bien d’autres.

Généralement bon marché, la friperie est accessible pratiquement à toutes les couches de la société. Elle attire notamment les jeunes et les familles démunis qui éprouvent des difficultés pour habiller leurs enfants par des habits neufs.

Pour constater de visu les réalités, nous avons fait un tour au grand marché de N’Djaména pour toucher du doigt les réalités du terrain. Surplace, les jeunes prennent d’assaut les différents étals pour choisir leurs préférences et ensuite discuter du prix. Ici, on ne connaitra jamais le prix exact des articles. Le commerçant propose et le client discute. Au bout de quelques de négociations, il revient au vendeur qui est seul à connaitre le vrai de ses articles, d’accepter ou de refuser.

Quelques clients interrogés nous ont fait comprendre ce qui les pousse à acheter les habits d’occasion au détriment des neufs. « Moi, je viens payer les gondja parce que c’est moins cher. Je suis un élève donc je n’ai assez d’argents pour m’acheter des habits neufs », laisse entendre un jeune rencontré au grand marché.

Un autre jeune abordé dans le même lieu nous confie qu’il s’offre les friperies parce qu’ils les trouvent jolies et résistants. « C’est vrai que c’est des habits d’occasion mais il y’a des modèles qu’on ne trouve pas chez ceux qui vendent les habits neufs. Je trouve aussi ces habits plus résistants. »

Ces habits de seconde main appelés communément « gondja » ont complètement intégré les habitudes vestimentaires de la population tchadienne et y jouent un rôle très important. Accessibles à un prix abordable pour toutes les couches de la société, ces derniers permettent à tous d’avoir de quoi se vêtir.