Société : Les enfants adoptifs, une véritable machine de ménageSociété : Les enfants adoptifs, une véritable machine de ménage

User icon Par Ahmat Moussa Adoum

8 à 10 ans, c’est l’intervalle qu’ont ces enfants qui sont souvent envoyés en adoption dans les grandes villes . Les villageois qui espèrent voir leur progénitures réussir comme les autres, envoient souvent les leurs en adoption afin de bénéficier d’une scolarisation de normale.

Malheureusement, ces enfants qui viennent en ville subissent des mauvais traitements de la part de leurs tuteurs et tutrices. Si parmi ces enfants les garçons sont les mieux traités, les filles sont celles qui souffrent le plus. Elles sont soumises à toutes les corvées possible: elles font la lessive, la vaisselle, la cuisine , nettoient la maison, lavent les enfants . Elles sont les premières à se lever et dernières à se coucher. Quelle calvaire pour ces jeunes !!!

parmi ces filles, certaines ont la chance d’être inscrites à l’école mais d’autres non. Alors que ces enfants adoptifs se donnent corps et âme pour le bonheur tous, les enfants de leur tuteurs, élevés au rang de princes et princesses, assis majestueusement dans les salons regardent la télé ou tout autre distraction.

Rares sont ces enfants qui arrivent à supporter et certains finissent par fuire la maison ou bien contracter des grossesses précoces. C’est le cas de Nina une fillette qui a quitté le village à l’age de 7 ans pour rester avec son oncle paternel au quartier atrone. La femme de son oncle faisait d’elle une domestique sous le regard complice de son oncle jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte d’un jeune homme du quartier à l’age de 16 ans.

Aussitôt la grossesse découverte, elle fut mise à la porte par son oncle qui n’a pourtant cherché à rien savoir. Tel est ce qui arrive presqu’à la majorité de ces filles.

L’on se demande si les parents au village sont-ils au courant de ce que vivent leurs progénitures dans les grandes villes. Que le ministère en charge de la protection de l’enfance et l’UNICEF qui œuvrent pour l’épanouissement des enfants puissent prendre cette situation en main si non à l’allure où vont les choses, l’on risquerait dans les jours à venir de ne plus parler de l’adoption.

Taryanouba Fabiola