Société : Les adolescents abandonnés par leurs parents vivent la misère dans les ruesSociété : Les adolescents abandonnés par leurs parents vivent la misère dans les rues

User icon Par Ahmat Moussa Adoum

Nombreux sont ces adolescents qui ont abandonné les domiciles familiaux pour trouver refuge dans la rue, à cause des mauvais traitements dont ils font l’objet. Nous avons décidé de suivre un groupe de quatre adolescents et comprendre les raisons qui les ont poussés à être dans la rue.

Fréderic à 9 ans, il est le benjamin de ce groupe de quatre adolescents, dont le plus âgé à 12 ans. Tous ont les parents vivants. Et pourtant leur vie ne ressemble en aucun cas à celle des enfants de leur âge qui ont accès à une éducation de qualité et qui profitent de l’affection parentale.
 « J’ai abandonné la maison familiale à cause des sévices de ma marâtre.

Mon père est un policier et il me frappe à chaque fois suite aux plaintes de celle-ci. Ça fait bientôt une année que je suis dans la rue et je vis de la mendicité. Lorsque j’ai tenté de regagner la maison, mon père m’a chassé.

Maintenant que la police traque les mendiants, la seule chose dont j’ai envie c’est de retrouver ma mère à Massakory », s’est confié l’un d’eux avec soupir.

Abakar quant à lui, se retrouve dans la rue suite aux mauvais traitements de son maitre de l’école coranique à Koussery. Il est dans les rues de N’Djamena depuis quatre mois et souhaite également regagner ses parents à Moïto.

Malgré l’injustice de la société à leur égard, ces adolescent n’ont pas perdu espoir et ont des rêves comme les autres enfants. Ayant abandonné l’école en classe de CE1, Frédéric souhaite poursuivre son cursus scolaire et rêve de devenir demain un médecin au service de ses concitoyens.

Le rêve est permis pour ces adolescents. Si les parents ne peuvent pas assumer leurs responsabilités, le ministère de la petite enfance à travers ses organismes, les organisations à l’instar de l’UNICEF et de l’UNESCO qui œuvrent pour les droits et la scolarisation des enfants devraient les récupérer pour leur réinsertion sociale.

Ahmat Adoum Moussa