Renforcement de capacités: des acteurs judiciaires formés sur les VBGRenforcement de capacités: des acteurs judiciaires formés sur les VBG

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

La montée des violences basées sur le genre (VBG), au Tchad est un phénomène qui inquiète. L’on assiste à des multiples cas de violences basées sur le genre qui sont enregistrés au quotidien.

Sur financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette formation appuie les acteurs judiciaires sur la défense des personnes vulnérables et démunies. C’est une réponse efficiente à cette situation préoccupante qualifiée de pandémie d’une part, mais aussi une participation à la réalisation d’un procès équitable et impartial et surtout dans le fondement d’un État de droit et gage de paix d’autre part.

C’est un phénomène social qui nécessite d’être traité avec beaucoup de délicatesse et de vigueur, selon les avocats. C’est la raison pour laquelle les avocats membres des différents pools d’assistances juridiques et judiciaires gratuites du barreau sont conviés à cette formation de renforcement des capacités pour la lutte contre la criminalité sous sa forme basée sur le genre et à la surpopulation carcérale dont les travaux ont été ouverts ce lundi matin 22 novembre 2021, dans les locaux de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), par le bâtonnier, Me Djerandi Laguerre Dionro.

L’objectif de cet atelier vise à doter les avocats de techniques d’écoute des victimes de violences basées sur le genre et de techniques de reconstitution de preuve en la matière.

Le bâtonnier a rappelé que le rôle des avocats n’est pas de jouer un jeu de leur propre intérêt comme le pensent certains citoyens, mais de défendre la population en cas d’abus.
Durant quatre (4) jours, les avocats seront formés autour de quatre modules sur les règles applicables en matière de détention préventive, les règles minima des Nations Unies en matière de détention et respect des droits des détenus, la procédure pénale en matière des crimes de violences sexuelles basées sur le genre et enfin sur les techniques de défense en matière de crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité.

Rappelons que c’est une cinquantaine d’acteurs judiciaires qui prennent part à cette formation.