RCA : la communauté tchadienne à Bangui vit la peur au ventreRCA : la communauté tchadienne à Bangui vit la peur au ventre

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Une vidéo publiée sur le site de la Présidence centrafricaine et reprise par nos confrères de La Voix et qui est devenue virale sur les réseaux sociaux montre un supposé assaillant arrêté par la FACA (Armée centrafricaine) se présentant comme tchadien, venant de Koumra, chef-lieu de la province du Mandoul.

Depuis lors, la communauté tchadienne établie à Bangui vit la peur au ventre, remémorant les tragiques événements de 2011 où de nombreux tchadiens ont été pris à parti.

Une fois de plus, les ressortissants du pays de Toumaï, détenteurs pour la plupart de la carte d’identité centrafricaine risque de payer au prix fort leur installation dans ce pays voisin. Cette vidéo dont se gaussent les autorités centrafricaines ressemble fort à un montage pour orchestrer une éhontée chasse à l’homme comme savent si bien le faire les centrafricains contre les étrangers notamment les Tchadiens.
Le gouvernement tchadien doit réagir promptement pour rassurer non seulement l’opinion nationale mais aussi interpeller les autorités centrafricaines d’éventuelles menaces contre nos compatriotes établis dans ce pays.

Ce montage brandit par le ministre centrafricain de la sécurité en dénonçant l’implication des étrangers dans la déstalinisation de son pays est une semonce qui interpelle. Celui-ci qui demande dans la vidéo, aux centrafricains « de ne pas donner de l’eau à un étranger » affiche l’intention de s’en prendre aux « étrangers » par population interposée.
Déjà, nos compatriotes se terrent chez eux craignant d’être attaqués. “Nous avons les malheureux événements de 2011 encore en mémoire. Nous avons les nôtres massacrés à cause des supposés rebelles et mercenaires tchadiens en RCA. Que cette fois-ci, le gouvernement réagisse au plus vite afin que nous soyons en sécurité dans ce pays”, appelle Bernard, tchadien résidant à Bangui. Pour beaucoup d’entre eux, les Tchadiens sont détestés ces dernières années par leurs frères centrafricains à cause de quelques brebis galeuses .

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Chérif Mahamat Zène, joint au téléphone, nous rassure que des éléments sont entrains d’être rassemblés pour répondre à ce qui semble être une accusation voilée contre le Tchad.
Pour rappel, le Tchad accueille sur son sol plusieurs milliers des centrafricains qui vivent en parfaite harmonie avec les tchadiens.
Sabre Na-ideyam