Que peut-on retenir de 2020 ?Que peut-on retenir de 2020 ?

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

L’an 2020 s’achève ainsi. Une année pas comme les autres. Une année où le progrès du monde a connu un choc. Des entreprises fermées, des rencontres et conférences annulées, des écoles et des frontières fermées, des restrictions des libertés, le monde est durement frappé par la Covid-19. Né en Chine, par la faute d’un pangolin mangé, le Coronavirus sévit actuellement dans les quatre coins du monde. Il a fait plus de 3 millions de victimes avant qu’un vaccin probable d’être efficace ne soit mis sur le marché. Vivement qu’il fasse effet.

✓ Si la Pandémie a plongé le monde dans la tristesse, «Jerusalema», titre phare de la chanson sud-africaine qui a apporté la joie dans les cœurs des millions de personnes à travers le monde. Jerusalema est une chanson écrite, composée et interprétée par Nomcebo Zikode et produite par Master KG, de son vrai nom Kgaogelo.
Né en Afrique du Sud, Jerusalema a fait le tour du monde. Comme quoi, l’Afrique n’est pas à la traine de l’histoire. Elle a de quoi à apporter à l’humanité. Si la musique accompagne toujours en donnant sourire, le sport n’est pas en reste. Mais cette fois-ci, le sourire a quitté les lèvres des Catalans.
✓ Les amoureux du football s’en souviendront longtemps de la défaite historique du FC Barcelone. Les fameux 8 à 2 face au Bayern de Munich en League des Champions.

Au niveau national, le Tchad n’est pas resté insensible au bouleversement qu’a connu le monde.

✓ Le Tchad entre dans l’histoire en élevant son Président au titre de Maréchal du Tchad après avoir été sur le terrain contre la nébuleuse secte Boko Haram, dans ce qui est convenu d’appeler la colère de Bohoma. Une vraie colère qui a écrasé la secte dans les îles du Lac Tchad.

✓ Mais les titres, ce ne sont pas ce qui manque au Tchad. Y en a à gogo et même les étrangers peuvent s’en servir. C’est le cas de l’international Camerounais Eto’o fils qui a été élevé également au rang d’ambassadeur itinérant par le Maréchal du Tchad.
✓ 2020 était l’année de la jeunesse. Plusieurs jeunes entrent dans le gouvernement et occupent des portefeuilles importants. La santé, l’énergie, jeunesse et sports, femmes et petite enfance, finances etc.
✓ Installation d’une nouvelle équipe du conseil national de la jeunesse, inauguration de la tour d’ONAMA, maîtrise de la situation épidémiologique, signature d’accord avec le Nigeria pour l’électrification du Tchad, tels sont entre autres les actes à saluer où ces jeunes ministres sont dans la plupart des cas, impliqués.

Mais tout n’est pas rose. Dans le but de bien faire les choses, le bras de fer qu’il y a entre le ministère de la jeunesse et la FTFA donne un coup de frein au développement du sport tchadien.
✓ Les Sao sont sans un entraîneur titulaire depuis le carton rouge donné à Emmanuel Trégoat, l’homme qui a donné son seul trophée au Tchad, la fameuse coupe CEMAC.
✓ C’est aussi l’année où les artistes sont entrés massivement en politique en demandant au Maréchal du Tchad de se représenter aux élections à venir. Eux-aussi ne se négligent pas.
✓ Les conflits éleveurs-agriculteurs ont endeuillé des familles tchadiennes, dans le Dar-Tama, le Batha et dans le Mayo Kebbi. L’opinion dénonce de l’injustice et des inégalités sociales, la mauvaise gestion des conflits sont les causes de cette difficile cohabitation pacifique entre les deux mamelles de l’économie tchadienne.

Mais le tableau n’est pas que noir. Le ministre des Finances a indiqué que le Tchad présente la meilleure situation économique dans la sous région. De quoi se féliciter.
Le budget 2021 est présenté aux débutés. Cependant, ce budget ne suffit pas pour réaliser toutes les promesses du Chef de l’Etat, a-t-on appris.

Parlant de la promesse, une promesse de 2020 reste aussi non tenue. Celle relative à l’intégration de 20 000 jeunes à la Fonction publique voulue et soutenue par le Maréchal du Tchad. Qu’est-ce qui n’a pas marché ?
Yalla namchou (allons-y) en 2021.

Mahamat Kally