Province: gestion du Covid-19 par les responsables sanitaires du Guéra ne rassure pas trop la populationProvince: gestion du Covid-19 par les responsables sanitaires du Guéra ne rassure pas trop la population

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

La panique se généralise depuis l’avènement de la deuxième vague de Covid-19 et de la montée exponentielle du nombre de cas testés positifs qui ne fait que s’intensifier tous les jours dans la province du Guéra. Sur ce, et comme à l’accoutumée, seul le respect des mesures barrières doit primer sur toutes les autres considérations.
Le site d’isolement des malades de Covid-19 de Mongo héberge jusqu’à nos jours mardi 2 février 2021 exactement 9 cas dont 2 cas libérés lundi 1er février 2021 d’après les explications des médecins rencontrés sur le site d’isolement. Rappelons que le site d’isolement est assuré par 3 médecins permanents dont un autre détaché pour les investigations.
Selon toujours le chef de la gestion du site, le critère d’intégration des malades dans le site s’explique par plusieurs paramètres. Car d’après leurs explications, certains malades au quartier sont bien suivis par des médecins bien qualifiés ; et que tous ces patients se retrouvant dans le site viennent des villages environnants.

Cependant, l’attitude des responsables sanitaires en charge de la gestion de cette crise sanitaire laisse l’opinion provinciale perplexe.
Pour en savoir plus afin de mieux informer nos lecteurs sur la gestion de la maladie dans le Guéra, nous nous sommes rapprochés de la délégation provinciale sanitaire mais on s’est heurté à un refus poli de répondre à nos questions.
Orienté vers le chef d’antenne de la délégation sanitaire, ce dernier nous a déclaré que les informations relatives à la gestion du Covid-19 ne se donnent qu’aux autorités hiérarchiques et point ailleurs. Une attitude déplorable qui empêche que la population soit informée sur la maladie et ses conséquences. Aujourd’hui, certains citoyens pensent toujours que cette maladie n’existe pas. Et cela s’explique par le fait qu’ils ne sont pas assez informés et sensibilisés sur la pandémie.

Teyane Bertrand, à Mongo