Pré-dialogue de Doha : L’accord sera signé mais le Dialogue n’aura pas lieu le 20 août comme prévuPré-dialogue de Doha : L’accord sera signé mais le Dialogue n’aura pas lieu le 20 août comme prévu

User icon Par Ahmat Moussa Adoum

Le Gouvernement de la transition et les politico-militaires en pourparlers à Doha au Qatar depuis mars 2022, sont tombés d’accord. Ils n’attendent que la date à fixer par les qataris pour signer l’accord. Qui commence bien finit bien.

Les deux parties accordent leurs violons et semblent tomber d’accord pour signer le document scellant la participation des politico-militaires aux travaux du Dialogue National Inclusif qui se tiendra dans la capitale tchadienne. Selon nos sources, tous les participants au pré-dialogue de Doha, même ceux qui étaient réticents, consentent à faire un sacrifice pour sauver les meubles.
« On a fini déjà. Il reste la date de signature de l’accord qui nous sera communiquée par les qataris. Tout est fin prêt. Des invitations sont envoyées aux partenaires et aux pays limitrophes du Tchad », nous indique l’une de nos sources.

Selon plusieurs sources recoupées, le PCMT est attendu à Doha dans la première semaine du mois d’août pour assister au paraphe de l’accord global. « L’accord sera signé entre le 8 ou 10 août ou probablement le 11 août pour le marquer d’un sceau symbolique. Le PCMT a confirmé sa venue », précise notre source.

Si l’accord de Doha devrait intervenir le 1er décade du mois d’août, la date de la tenue du DNI le 20 août sera logiquement prorogée. « C’est impossible pour tout le monde d’être à NDjaména avant le 20 août pour participer au dialogue », estime notre source.

Déjà, dans les coulisses à Doha, il se murmure que la date butoir du 20 août ne sera pas la date définitive comme l’avait annoncé le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Abdramane Koulamallah.
« Pour donner la chance à tout le monde d’apporter sa pierre angulaire aux assises de NDjaména, logiquement, la date du dialogue sera prorogée », éclaire notre source.

C’est à NDjaména que les questions qui ont failli capoter le dialogue de Doha seront abordées, notamment celles relatives à la charte et à la légitimité.