Plus de 7 500 candidats composent le concours d’entrée à l’ENA dans le calme et la sérénitéPlus de 7 500 candidats composent le concours d’entrée à l’ENA dans le calme et la sérénité

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Les épreuves écrites du concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) ont été lancées ce mardi 21 septembre 2021, sur l’ensemble du territoire national.

Plus de 7 500 candidats s’affrontent sur l’ensemble du territoire dont 5 000 candidats pour la ville de N’Djamena. Placé sous le saut de la transparence et du mérite, le coup d’envoi des premières épreuves a été donné par la Ministre, secrétaire général adjoint du gouvernement, Rachelle Oualmi Bara. Abéché, Bol, Bongor, Faya, Mao, Mongo, Moundou, Sarh et Pala et la province de N’Djaména sont les centres qui accueillent ce prestigieux concours convoité par bon nombre des jeunes. Pour ce qui est de la province de N’Djaména, 5 000 candidats repartis dans cinq sites composent dans la différente filière et les deux cycles à savoir interne et externe. Ainsi, le Lycée Féminin, l’éEole Normale Supérieur (ENS), l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS), le Lycée Ibnou Cina, les locaux de l’ENA sont les principaux centres qui abritent les candidats de N’Djaména. Interrogé après la fin des premières épreuves, certains candidats affirment avoir travaillé dans la sérénité et que, le sujet est à leur porté. “Pour moi, je trouve très abordable le sujet de dissertation qui nous a été soumis. J’espère que les autres épreuves aussi seront à notre porté”, souhaite Todjidé Ndjekodjim, candidat en diplomatie. Dans le même sillage, Sora Henry Adjam apprécie la qualité de l’organisation. “Le premier sujet que nous venons de finir parle de l’éducation. Il n’y a pas trop de souci car c’était véritablement abordable. Les organisateurs ont mis du paquet pour que tout se déroule bien”, rapporte-t-il. “C’est un sujet d’actualité et on l’a abordé sans un incident majeur. Je pense que c’est un bon début”, constate pour sa part Toudjal Alladoum, candidate pour le second cycle. Pour le Président du comité d’organisation, Senoussi Hassana Abdoulaye, Directeur général de l’ENA, tout se passe bien dans les 11 centres de composition. “La première épreuve a été lancée par le ministre secrétaire général adjointe du gouvernement vers 8 heures pour une durée de 4 heures et, elle porte sur une dissertation”, informe-t-il avant de souligner quelques difficultés qui n’entachent rien au bon déroulement dudit concours. “Les candidats qui postulent parfois ne lisent pas bien les conditions du concours. Nous avons rencontré quelques difficultés lors des dépôts mais qui sont du coup corriger. Parfois, les candidats au lieu de déposer les diplômes authentifiés, ils déposent les photocopies. Pour les fonctionnaires, ils devraient respecter l’année d’ancienneté mais ce n’est pas le cas chez certains candidats. Donc la bonne compréhension et le respect des conditions des candidatures constituent des difficultés majeures que nous avons rencontré”, remarque-t-il. Pour lui, certains candidats pensent qu’il y a facilité à faire et qu’ils peuvent changer de filières, des centres comme ils veulent.

Les dispositions sont prises pour éviter les contestations

Selon le président du comité d’organisation, Senoussi Hassana Abdoulaye, il est bien vrai que par le passé, il y a avait eu des contestations dans les proclamations des résultats. Néanmoins, le jury est entrain de faire un travail rigoureux pour que les méritant soient déclarés admis au concours selon les quotas fixés. “Nous avons dans l’équipe d’organisation et aussi dans le jury  des personnes qualifiées qui veilleront à ces choses. Après les épreuves écrites, il y aura la phase de corrections qui se fera sous l’anonymat et codées. Ensuite, il y aura les travaux du jury qui se feront sur la base des vérifications. Toutes ces démarches permettront de sélectionner les meilleurs et rien que les meilleurs”, insiste-t-il.

Les arabophones ne sont pas exclus de la composition

Suite aux revendications des arabophones qui sont sentis lésés, le Directeur de l’ENA a clairement exprimé qu’aucun tchadien qui répond au critère de composition n’a été délaissé. “Au fait, la question des arabophones est un faux problème. Il n’est pas question ici des arabophones ou des francophones mais, il est question des candidats qui répondent aux critères. Dans tous les concours organisés que ça soit à l’ONECS à l’ENTP ou à l’ENASTIC, il y a toujours un choix de langue qui se fait. Nous avons dit que dans le déroulement des cours, ils doivent se faire en français. Et normalement, le problème ne devrait pas se poser à ce niveaux puisse que nous sommes un pays bilingue », conclu-t-il.

Ngaradé Ndolébé Vidal