Pélagie Deweur, épouse Mbaigangnon: Une cantatrice d’exception dans le milieu GospelPélagie Deweur, épouse Mbaigangnon: Une cantatrice d’exception dans le milieu Gospel

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

La musique tchadienne au delà des maux qui handicapent est épanouissement, regorge des talents à l’état pur. La cantatrice Pélagie Mbaigangnon alias Maman Pélagie en est un exemple palpant. Votre Quotidien Le Sahel vous dresse son portrait.

Issue d’une famille chrétienne, la cantatrice Pélagie Deweur, épouse Mbaigangnon, demeure une grande source de bénédiction pour le milieu artistique chrétien et pour la nation tchadienne. Dotée d’une voix qui résonne et qui transperce les cœurs, maman Pélagie comme ses fans aiment l’appeler, reste jusqu’à preuve de contraire, un référence dans le milieu gospel pour la nouvelle génération vue la profondeur de ses textes. A défaut d’une école d’art au Tchad, c’est bien évidemment à la chorale, que son aventure commence comme d’ailleurs, pour la plupart des professionnels de la musique du Tchad. A l’image de Dena Mwana de la République Démocratique du Congo (RDC) ou encore de Séraphine Bancé du Burkina Faso, elle acquiert une grande notoriété et une grande audience auprès de ses mélomanes à travers son titre “Ça va changer”. Ce succès est les résultats de son intimité avec son créateur. Elle puise sa source d’inspiration dans son expérience personnelle avec Dieu mais aussi, du vécu quotidien de ses amis, sa famille, des faits de sociétés que connaissent les chrétiens du Tchad. Considérée comme l’une des voix uniques de la musique chrétienne du Tchad de nos jours grâce à son style hors pair, elle n’a cessé de gagner respect, considération et admiration de ceux qui l’écoutent. Auteure compositrice et pianiste, cette voix suave a débuté son aventure dans la chorale “la voix du Messie” et le groupe musical le “Réveil”, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Mais, le mérite de son succès, revient bien évidemment à la Chorale les Elus de Dieu de l’Eglise évangélique et Missionnaire au Tchad n°1 de N’Djaména. Car, c’est cette Chorale qui lui a tracé le chemin du succès. Talent confirmé, elle a fait ses preuves au delà du Tchad lors des séminaires internationaux de louange et de l’adoration en Côte d’Ivoire, Burkina, en République centrafricaine, etc. Ceci lui a permis de se former techniquement et vocalement. Une vocale sans défaut. Membre des Chantres Unis du Tchad elle est aussi membre du collectif des artistes gospel du Tchad (CARGO-Tchad). Malgré sa gabarie, dans une humilité légendaire, elle accepte de prêter mains fortes à ses frères et sœurs chantre à savoir, Armand Djegoltar, Séraphine Bancé du Burkina, Jonathan Dionlar pour ne citer que ceux-là. Elle reçoit le mandat divin de mettre sur pied en 2010, un ministère dénommé “Psalmodia” où elle réalisa plusieurs programmes liés dans le domaine de la louange et de l’adoration.

La sortie de son tout premier opus de 9 titres baptisé «”Meekun”, qui signifie la “Foi” en 2019, l’a propulsé davantage au sommet de son art. En dépit de son poids, cette voix angélique du gospel made in Tchad est souvent très apprécié et ovationné par ses fans à cause de la profondeur de ses textes et surtout, de la parfaite maitrise de la gestion.
Elle concilie la profession et le foyer sans difficultés majeures.
Native de Moundou, dans le Logone Occidental, la cantatrice Pélagie Deweur est mariée à Mbaigangnon Philippe, lui aussi, pasteur de son état avec qui, elle partage 16 ans de vie de couple.

En plus de chants, la voix douce du gospel tchadien, maman Pélagie est diplômée de l’école biblique supérieure. Pour la question de savoir comment elle s’y prend pour concilier sa vocation de chantre et la vie de couple, maman Pélagie n’a pas tardé à faire comprendre que, c’est grâce au Dieu de Victoire, qu’elle parvient à bien gérer les choses. “Le ministère pastorale et celui de la louange et de l’adoration, sont deux ministères complémentaires. J’arrive à les concilier par la grâce de Dieu. Et aussi, je remercie Dieu de m’avoir donné un mari spécial qui me comprend et m’accompagne dans ma vocation. Ce n’est pas facile mais, par la grâce de Dieu, on parvient à le faire puisse que c’est un appel divin”, affirme-t-elle. En plus, elle estime que la musique chrétienne au Tchad se porte globalement bien. “Il y a une révolution qui est entrain de s’installer dans le milieu gospel. Les choses sont entrain d’être changées positivement. Nous assistons à une dimension croissance du Gospel tchadien car, tout est entrain d’être fait du côté spirituel. On ne constate plus d’agitations comme par le passé. Les gens cherchent beaucoup plus à adorer et non se bercer dans les folklores ou la Starmania”, constate-t-elle. Pour elle, cette prise de conscience est un bon signe pour l’avenir de la musique gospel au Tchad.

Amoureuse du bleu et du blanc, maman Pélagie a pour plat préféré le riz. Elle prépare activement une grande célébration ce 31 octobre du côté de l’hôtel Shérabel. “J’invite tous les tchadiens à sortir massivement contempler la grandeur de ce Dieu de victoire que nous voulons célébrer”, a-t-elle conclu.

Ngaradé Ndolébé Vidal