“Mon fils a un atelier de couture et c’est grâce à ça qu’on arrive à préparer à manger mais il est à la maison parce que le gouvernement a fermé les commerces non essentiels. Mais pour nous c’est plus qu’essentiels”, déplore un policier à la retraite“Mon fils a un atelier de couture et c’est grâce à ça qu’on arrive à préparer à manger mais il est à la maison parce que le gouvernement a fermé les commerces non essentiels. Mais pour nous c’est plus qu’essentiels”, déplore un policier à la retraite

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

L’effet négatif du décret 2585 portant la fermeture de certains commerces, le confinement de la ville et le couvre-feu de 18 h à 5h du matin, commence réellement à se sentir dans les foyers des Ndjamenois. Khamiss, un policier en retraite qui a salué les efforts du gouvernement dans la lutte contre la Covid-19 mais qui déplore les mesures prises qui impactent la vie de sa maison. En retraite depuis une décennie, c’est grâce aux concours de son fils que lui et sa petite famille arrivent à joindre les deux bouts. Mais joindre les deux bouts devient un luxe ces derniers temps pour la famille Khamiss, car l’atelier de son fils est fermé pour se conformer aux mesures du gouvernement. « Je demande aux autorités du pays de revoir cette décision qui fait plus mal aux foyers que le Covid-19 lui-même. Je comprends que la menace est réelle mais la situation des foyers est davantage catastrophique. Le gouvernement doit mettre l’accent sur la sensibilisation liée au respect des mesures barrières que de prendre ces mesures » propose-t-il.

Ce soir, les N’Djamenois attendent de voir quelle serait la réaction du gouvernement car les mesures prises pour une semaine renouvelable arrivent à terme. Elles seront renouvelées ou le gouvernement prendra-t-il les cris de détresses de la population en compte en les laissant reprendre le train de leur vie ? Wait and see.

Mahamat Kally