Les mercenaires tchadiens et soudanais en Libye : Mahamat Idriss Déby Itno et Abdelfath Al-Burhan examinent de façon urgente la menaceLes mercenaires tchadiens et soudanais en Libye : Mahamat Idriss Déby Itno et Abdelfath Al-Burhan examinent de façon urgente la menace

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

En visite de travail à Khartoum au Soudan, Mahamat Idriss Déby Itno a eu un entretien avec son homologue soudanais, Abdulfatah Al-Bourhan Abdourrahman, sur la question de réactivation de l’accord quadripartite sur la surveillance et la sécurisation des frontières communes, signé à N’Djamena, le 31 mai 2018, entre la Libye, le Niger, le Soudan et le Tchad.

Pour le président du Conseil Militaire de Transition du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, la réactivation de l’accord quadripartie sur la surveillance et la sécurisation des frontières communes est l’une des meilleures options pour contrôler les mercenaires tchadiens et soudanais en Libye qui restent une menace pour les deux pays. “La mise en œuvre de cet accord est d’une importance capitale pour mieux faire face aux diverses menaces transfrontalières liées à la crise libyenne“, a déclaré Mahamat Idris Déby Itno, Président du Conseil Militaire de Transition à son homologue, soudanais, Abdulfatah Al-Bourhan Abdourrahman, président du Conseil Souverain de Transition. “Recrutés, formés, encadrés, armés et financés par des puissances étrangères, les mercenaires tchadiens et soudanais présents en Libye, ne doivent pas être autorisés à quitter la Libye“, a-t-il souhaité. Alors que la communauté internationale a réitéré à plusieurs reprises son appel au départ des milices armées du territoire libyen pour faciliter les solutions de paix dans un pays en crise depuis la chute du guide libyen Mouammar Kadhafi en 2011. Ce les pays voisins ne voient pas d’un bon œil car pour eux, leurs départ du territoire libyen pourrait les mettre en péril la sécurité, la paix chez eux. Le chef de la transition tchadienne, lui, met en cause “la grave source de menace qu’ils constituent (Ndlr, mercenaires tchadiens et soudanais en Libye) pour la stabilité et la sécurité aussi bien du Tchad que du Soudan“.

Force mixte Tchad – Soudan, un mécanisme pour la sécurité des deux pays

Face au vice-président du Conseil Souverain de Transition, Mohamed Hamdan Dagalo, Mahamat Idriss Déby Itno a salué les mérites de la force mixte Tchad – Soudan pour la stabilité sécuritaire des deux pays. Aujourd’hui, cette force mixte est prise comme un bon exemple en Afrique, car elle a permis à stabiliser la situation sécuritaire à la frontière des deux pays et à contribuer à renforcer les échanges économiques entre eux. Pour lui, “c’est grâce à cette force mixte que les populations des régions frontalières savourent aujourd’hui de deux côtés, les dividendes de la paix et de la sécurité. Nous devrions veiller à sa préservation et à sa pérennisation“, a affirmé le chef de l’Etat tchadien qui a également abordé avec le premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, d’autres sujets de coopération relevant du développement, au rang desquels figurent les projets de chemin de fer, de l’interconnexion à fibre optique et la zone franche au Port Soudan. Il a invité son homologue soudanais, le général Abdelfath Al-Burhan, et les deux gouvernements à examiner ensemble de façon urgente cette menace commune.
Le général Mahamat Idriss Déby Itno a plaidé pour la réactivation de l’accord quadripartite sur la surveillance et la sécurisation des frontières communes, signé à N’Djamena, le 31 mai 2018, entre la Libye, le Niger, le Soudan et le Tchad. “Le Tchad jouera toute sa partition pour rendre opérationnels les mécanismes prévus par l’accord quadripartite sur la surveillance et la sécurité des frontières“, rappelle le Président du Conseil Militaire de Transition.