Les jeunes de Digangali à pied d’œuvre pour refermer la digue qui a cédéLes jeunes de Digangali à pied d’œuvre pour refermer la digue qui a cédé

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Les habitants des quartiers Digangali, Gardolé Djedid, dans le 9ème arrondissement municipal, après une terrible inondation dans leur zone causée par le relâchement d’une digue, se constituent depuis deux jours pour refermer ladite digue. Sur la tête ou par pirogues, les jeunes transportent les sacs de sable pour bloquer la partie de la digue qui a cédé. Ils interpellent le gouvernement sur la construction des digues dans leur quartier.

Au moment où certains jeunes remplissent les sacs vides du sable, d’autres les transportent sur la tête pour aller renforcer la digue qui a lâché causant une terrible inondation. C’est un véritable travail de fourmis que font jeunes hommes et femmes du quartier inondé. « Nous nous sommes organisé pour arrêter cela car s’il faut attendre tout de l’Etat, nous continuerons à être inondés et nous attendrons encore longtemps », explique un jeune, pèle en main en train de remplir des sacs vides afin que les autres transportent pour en faire une digue. Pour le président du comité d’organisation, Djibrine Ousmane, à tête seulement nous ne pouvons pas vite bloquer la digue qui a cédé voilà pourquoi la présence des pirogues que vous voyez. « Nous transportons que ce soit avec la tête ou avec la pirogue car l’essentiel c’est de refermer cette digue au plus vite », explique-t-il. En attendant, beaucoup ont trouvé des refuges chez leurs parents. D’autres encore dorment sur les toits de leur maison ne sachant où aller.

C’est un spectacle désolant à voir de près le nombre de maisons écroulées et d’autres inondées obligeant des centaines de famille à trouver refuge sur la route, sur les toits des maisons encore solides ou chez des parents ou voisins du quartier Walia. Le gouvernement quant à lui s’accorde à trouver un moyen afin de venir à l’aide à ses milliers de sinistrés. « Nous ne voulons pas seulement qu’une aide mais la reconstruction d’une digue plus solide. Sinon les années prochaines, nous risquerons toujours d’être dans la même situation qu’actuelle », estime un jeune. Pour beaucoup, des milliards sont sortis de la caisse de l’Etat pour la construction d’une digue qui ne vaut même pas un milliard. « Si l’on vous dit combien est le coût de cette digue, vous n’allez pas vous en revenir. Et voilà le résultat quand on octroie des marchés à des parents où encore par affinité », s’emporte un autre jeune. Pour les habitants de Digangali, leur souhait est de voir le gouvernement construire des digues qui répondent aux normes afin que les prochaines années ne ressemblent plus aux sombres années passées.