Insécurité : 8 152 infractions enregistrées au Tchad en trois ansInsécurité : 8 152 infractions enregistrées au Tchad en trois ans

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

De 2018 à août 2021, c’est-à-dire, en l’espace de 3 ans, le Tchad a enregistré en tout 8 152 infractions de tout genre, selon la Direction de Planification, des Archives et des Statistiques du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration. Si l’on constate une baisse cette année 2021 (650 infractions), l’on est loin de dire que les Tchadiens vivent en sécurité.

La situation sécuritaire dans la sous-région ces dernières années est très précaire, et tout le monde s’accorde à le dire. Et en République du Tchad, si l’on s’en tient à l’évolution sécuritaire, selon la Direction de la Planification, des Archives et des Statistiques du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, malgré l’effort croissant des autorités de transition d’où la baisse de l’insécurité cette année (Ndlr, 650 infractions enregistrées de janvier à août 2021 contre 3 054 en 2018, 2 373 en 2019, 2 075 en 2020), les Tchadiens sont loin d’être à l’abri des menaces de tous genres. Les menaces terroristes, la criminalité transfrontalière et les crimes organisés, la circulation des armes légères et de petits calibres, les braquages à main armée, le trafic des drogues et des êtres humains, les conflits intercommunautaires, etc. sont encore et toujours comme une épée Damoclès sur la tête de la population. Pourtant, le gouvernement de transition, dès sa prise de pouvoir, s’est attelé à renforcer la sécurité de sa population en mettant des moyens conséquents à la disposition des forces de défenses et de sécurité, mais malheureusement, il n’y a pas un seul jour où les Tchadiens sont braqués ou tués. Toutefois, l’on doit aussi reconnaître les résultats de ce choix politique qui a abouti à la réduction de l’insécurité cette année. Cependant, la quiétude de la population du territoire national n’est pas tout à fait restaurée. Car, les enlèvements contre rançon dans les deux provinces du Mayo-Kebbi, la traite des personnes dans les provinces du Mandoul et du Moyen Chari vers le Nord du pays continue et surtout, partout, surgisse chaque semaine, les conflits intercommunautaires.

Facteurs de réduction de l’insécurité selon le ministère de la Sécurité

Si le porte-parole de la Gendarmerie nationale, le Colonel Abakar Abdraman Haggar, a indiqué que les efforts du gouvernement de transition pour réduire l’insécurité au Tchad ont été et restent constants, grâce à une stratégie mise en place, il faut appuyer cela une fois de plus. “Les efforts ont été toujours constants. Nous avons très peu de voleurs cette fois-ci et même très peu d’armes saisies“, a-t-il déclaré lors de la cérémonie de présentations des présumés malfrats et des objets volés le mardi 14 septembre 2021, au siège de la Gendarmerie nationale, à Klessoum. Au sein du ministère de la Sécurité publique, l’on parle de renforcement des capacités professionnelles des agents des forces de l’ordre, de l’augmentation de leurs effectifs, du renforcement des moyens de mobilités et de logistique et la densification des patrouilles comme facteurs de réduction de l’insécurité. L’adoption par le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration  d’une stratégie articulée autour de trois axes : Prévention – Réaction – Gestion au quotidien de la population puis de la formule 3S, c’est-à-dire, Sécurité – Sûreté – Sérénité ont porté leur fruit si l’on croit aux statistiques sur l’évolution de la situation sécuritaire de 2018 à août 2021. Même si l’on évoque la collaboration de la population comme facteur de réduction de l’insécurité au Tchad, une sensibilisation croissante de cette dernière reste encore un défi pour les autorités. Aussi, l’on note que les opérations Harmattan 1 et 2 lancée par les autorités en charge de la sécurité doivent être récurrentes et renouvelées afin de mettre hors d’état de nuire les bandits et malfrats qui écument la capitale et partant, tout le Tchad.