Immigration : plus de 2 000 migrants ont péri dans l’Atlantique en 2020Immigration : plus de 2 000 migrants ont péri dans l’Atlantique en 2020

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

L’année 2020 aura été une des années les plus difficiles pour l’humanité toute entière. Entre la pandémie de Covid-19 et l’immigration, le bilan est lourd. Cependant, en ce qui concerne l’immigration, selon le rapport 2020 de l’ONG espagnole, Caminando Fronteras, qui surveille les flux migratoires, le bilan fait froid au dos. Au total, 2 170 migrants ont péri dans l’Atlantique. Mais combien de morts faut-il encore pour choquer la conscience humaine ?

Quand on sait que la majorité des migrants proviennent du Sud du Sahara comme le Niger, le Sénégal, pays de départ de nombreux migrants, on ne peut que déplorer cette hécatombe. La situation est d’autant plus alarmante que le nombre des macchabés ne fait que s’accroître d’année en année. Pour preuve, les chiffres communiqués cette année, représentent le double de ceux enregistrés en 2019. Autant dire que c’est une véritable tragédie qui se joue chaque année sur les côtes maritimes. Malheureusement, et c’est peu de le dire, cette situation émeut très peu la conscience humaine. L’on en vient à se demander combien de morts il faudra encore pour choquer la conscience humaine ? Pendant ce temps, les Européens sont prêts à débourser des centaines de millions d’euros pour lutter contre l’immigration mais se montrent incapables d’utiliser la même somme pour financer des projets de développement permettant aux migrants de rester chez eux. Rendre les côtes européennes inaccessibles aux pauvres jeunes Africains qui rêvent d’une vie meilleure si certains ne sont pas contraints à fuir leur pays à cause de conditions de vie de plus déplorables peut paraitre comme un acte inhumain. Cela dit, si certains Européens en viennent à traiter les migrants comme des parias, c’est bien parce que la vie de ces derniers ne pèse pas plus que la plume d’un colibri à leurs yeux. Et cela est bien dommage, car ce continent noir que l’on regarde parfois avec dédain, est le berceau de l’humanité.

S.N