Fête du ramadan : La commercialisation des cakes, une aubaine pour les femmesFête du ramadan : La commercialisation des cakes, une aubaine pour les femmes

User icon Par Ahmat Moussa Adoum

A l’approche de la fête, beaucoup de femmes s’adonnent à la fabrication et la commercialisation des cakes, une gourmandise très sollicitée par des familles tchadiennes pour l’accueil de leurs invités ou visiteurs le jour de la fête.

Nous nous sommes rendus chez Fatimé qui est au four et au moulin pendant cette période pour satisfaire sa clientèle.

Dès l’entrée de l’équipe dans la maisonnée, une
odeur agréable l’a accueillie. Devant nos reporters, toute une palette de gourmandises et des cakes de plusieurs variétés.

C’est un travail en chaîne. Bien organisée, Fatimé a constitué son équipe en trois groupes. Le premier composé de deux gaillards a pour mission, le transport des cakes pour les clients jusqu’à leurs voitures, tandis que le deuxième groupe ne s’occupe que du compte et décompte. Quant à Fatimé la patronne, elle s’occupe du processus de la fabrication des cakes.

Sous cette chaleur qui vacille entre 40 et 45°C, la sueur dégoulinant du front et de son frêle corps, Mme Fatimé, des yeux vifs mais trahissant une certaine timidité semble tenir le coup malgré le ramadan. Elle exerce depuis longtemps dans ce business qui devient rentable pendant les périodes de fête. Cette activité lui permet de prendre sa famille en charge et certains de ses besoins basiques.

« Un entrepreneur est celui-là qui sait tirer son épingle du jeu de toute les situations. Le mois du Ramadan offre plusieurs aubaines et nous avons choisi la fabrication des friandises et cakes. Ceci me permettra d’assurer tous les besoins de la fête pour ma famille », a précisé Mme

Fatimé,soulignant que contrairement aux années précédentes, il y’a une très faible demande. Selon elle, les clients avancent l’argument de manque d’argent.

Cependant chez elle, l’on a remarqué plusieurs clients venus faire leurs commandes. Ses produits sont appréciés et son travail donne satisfaction à tous ses clients.

Diplômée sans emploi, issue d’une famille modeste, Fatimé n’a pas voulu rester les bras croisés et attendre la providence. Elle s’est lancée dans cette activité qu’elle connaît bien puis qu’elle détient ce secret de la fabrication des cakes de sa mère qui lui a transmis ses connaissances avant son décès dont elle garde un souvenir marquant.