Conseil Consultatif de la Jeunesse du Tchad : Abakar Al-amine et Roland en désaccordConseil Consultatif de la Jeunesse du Tchad : Abakar Al-amine et Roland en désaccord

User icon Par SABRE NA-IDEYAM
Abakar Al-amine Dangaya, Président du CNJT. Ph/DR

A peine installée officiellement, le torchon commence par brûler  entre les membres de la nouvelle équipe du Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT). Le Secrétaire général,  Ndjeramaji Roland n’est plus en odeur de sainteté avec les autres. Ce qui a valu sa suspension prématurée.

Mauvaise conduite, arnaque, insubordination, etc., sont entre autre, les faits reprochés à Ndjeramadji Roland, par ailleurs, secrétaire général du CNJT. Son tord, c’est d’avoir invité les gens qui, en réalité ne devraient pas être autorisés à prendre part à la cérémonie d’investiture. En plus de cela, il est accusé d’avoir géré de façon opaque les fonds alloués à l’organisation de l’investiture du bureau de conseil. Interrogé, le président du CNJT, Abakar Al-Amine Dagaya qui a confirmé cette suspension, a décrié l’abus de pouvoir de son secrétaire et l’excès de zèle de son collaborateur dans l’accomplissement de ses tâches. « Dès la prise de fonction, le secrétaire général a commencé par poser des actes qui n’émanent pas de sa compétence. Il a commencé par arnaquer tous les membres du bureau. Ce qui a remonté certains membres du bureau contre lui. Après cela, le bureau avait décidé de le suspendre provisoirement à titre conservatoire. Au lieu de rester tranquille, il ne l’a pas fait en continuant d’agir au nom du conseil alors qu’il n’est pas dans l’équipe », éclaire Abakar Al-Amine. Plus loin, il affirme que Roland ne leur a pas donné le choix de le suspendre de son poste. « C’est ainsi qu’au début du mois de février, il a été convoqué par le bureau pour un entretien disciplinaire. Et c’est à l’issue de cet entretien que, le bureau a décidé de le suspendre pour une période de six (6) mois, conformément à nos textes. C’est ainsi que j’ai plaidé à ce que cette suspension soit ramenée à trois mois », se justifie-il. Contrairement à ce qui se dit dans les quartiers, selon lequel, Abakar serait à l’origine de cette bisbille, ce dernier a fait comprendre que le vote ayant abouti à la suspension de son secrétaire était passé dans la transparence. « La majorité des membres du conseil a voté pour sa suspension.il y avait deux contre et une abstention et les restes ont voté pour sa suspension pour une période de six (6) conformément aux textes en vigueurs ».

Accusations non fondées selon le Roland

Si pour le Président Abakar Dagaya, ce n’est pas l’invitation envoyée au parti Les Transformateurs qui est le motif principal de la suspension de son secrétaire, Roland pour sa part estime que c’est bel et bien cette histoire d’invitation qui lui a causé tout le problème au sein du conseil. « Nous, au moment où nous étions entrain de réfléchir sur les invitations, personne n’a pensé sur le statut juridique des  Transformateurs comme parti politique ou non », s’explique-il. Pour lui, en sa qualité du secrétaire général, il n’a fait que rapporter les résolutions de la réunion. Par ailleurs, il accuse son président Dagaya de chercher de poux sur sa tête. « Le jour de l’investiture, alors que j’étais sorti tôt pour me rendre à Radisson Blu pour me rassurer des dispositions protocolaires, le ministre de la Jeune m’appelle à 7h45 pour me demander si j’ai invité Les transformateurs ? Je lui ai répondu, Monsieur le ministre, il a été décidé d’inviter les partis politiques à la cérémonie. Alors, s’ils ont reçu une invitation, c’est vrai. Du coup, le ministre dit ne pas prendre part à cette cérémonie, car Les transformateurs ne sont pas légalement reconnus. Un moment, c’est le tour du président de m’appeler pour me dire que c’est moi qui ai envoyé l’invitation aux Transformateurs donc que je m’apprête à assumer les conséquences. C’est ainsi que, séance tenante, on m’a suspendu et m’a empêché l’accès à la salle abritant la cérémonie », a-t-il fait comprendre. Après quatre mois de double sanction, il compte riposter au prix de son sang pour se faire rétablir dans ses droits et Dagaya sera tenu pour seul responsable de ce qui adviendra.

Ngaradé Ndolébé Vidal