Centrafrique : Des orpailleurs tchadiens accusés de rebelles par BanguiCentrafrique : Des orpailleurs tchadiens accusés de rebelles par Bangui

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Ils sont 25 personnes de nationalité tchadienne à être arrêtées à Bozoum, une zone aurifère puis transférées vers la capitale. Les autorités Centrafricaines les accusent des mercenaires à la solde des rebelles de la CPC. Détenues dans des mauvaises conditions, au moins deux d’entre eux auraient trouvé la mort.


Arrêtés le 24 avril, les 25 hommes détenus à l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB) sont présentés comme des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon le directeur général de la police centrafricaine, ces derniers sévissaient dans les régions de Bozoum, Paoua, Nana-Bakassa et Nanga-Boguila dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Tous ces hommes ne parlent pas sango « langue nationale centrafricaine ». Par ailleurs, deux d’entre eux se débrouillent en français, d’après une information publiée sur la page de Luka radio, une radio centrafricaine.
En effet, selon une source à Bangui que nous avons pu joindre, ces personnes ont été arrêtées à la frontière avec le Tchad alors qu’ils tentaient de rejoindre leur pays. La source nous renseigne également que ces personnes ont été arrêtées par les autorités de Paoua, alors qu’elles sont munies de leurs pièces d’identité. Dépouillées de leurs biens (or, argent) les 25 personnes ont été transférées à Bangui où elles sont écrouées dans des conditions inhumaines. Toujours d’après la source, les personnes détenues n’avaient aucune arme. « S’ils étaient de rebelles, on allait trouver au moins des armes avec eux » dénonce notre proche. Les parents de ces détenus, appellent depuis le Tchad, les autorités diplomatiques tchadiennes à se pencher sur la question. Un ressortissant résidant tchadien à Bangui que nous avons contacté du avoir essayé plusieurs tentatives auprès de l’ambassade du Tchad à Bangui, mais rien n’a été fait surtout en raison du voyage au Tchad de l’ambassadeur.


Mahamat Kally