Cachots de l’ANS, le démenti formel du gouvernementCachots de l’ANS, le démenti formel du gouvernement

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Par un communiqué de presse en date du 14 novembre, le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement informe que les allégations faisant état de l’existence des prisons secrètes et des cachots au Tchad où les détenus subiraient des tortures et autres traitements dégradants sont mensongères et dénuées de tout fondement.

Selon le communiqué, les lieux de détention de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS), qualifiés abusivement de cachots ou prisons secrètes accueillent parfois des prévenus ou prisonniers qui présentent une menace. « Ces lieux qui sont souvent visités par le Comité International de la Croix-rouge (CICR) ont aussi abrité les prisonniers de L’UFR et autres mercenaires ayant portés atteinte à la sûreté de l’État »,précise le ministre de la Communication. “Il s’agit nullement des prisons secrètes comme voulait le faire croire de prétendus pensionnaires desdits lieux et d’autres voix mal informées”, ajoute-t-il.
Le gouvernement rappelle par ailleurs que dans tous les pays du monde, tous les services spéciaux ont leurs locaux de garde à vue ou détention pour des enquêtes portant sur des infractions grave. “Ces enquêtes sont souvent conduites en étroite collaboration avec les autorités judiciaires qui peuvent témoigner de l’absence de torture ou autres traitements dégradant ou inhumains”, indique le communiqué,fustigeant au passage, la correspondance du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) demandant à la direction générale de l’ANS aux fins de visiter les lieux incriminés. Tout en rassurant l’opinion nationale et internationale qu’aucun recul n’est envisageable dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’homme au Tchad, le ministère de la communication signataire dudit communiqué, condamne avec force les graves et fallacieuses accusations relevant de la « mauvaise foi et de la manipulation à des fins inavouées ».