Affaire Kebzabo : “des subterfuges éhontés pour écarter un adversaire politique d’envergure à la présidentielle d’avril 2021”,  dixit Célestin ToponaAffaire Kebzabo : “des subterfuges éhontés pour écarter un adversaire politique d’envergure à la présidentielle d’avril 2021”, dixit Célestin Topona

User icon Par SABRE NA-IDEYAM

Le Parti Union Nationale pour le Développement et le Renouveau (UNDR) de l’opposant Saleh Kebzabo, par un point de presse de son vice-président, Célestin Topona a tenu à interpeller l’opinion nationale et internationale sur la polarisation de l’actualité autour de leur parti et de son président national. Selon le vice-président, une institution censée défendre les droits de l’homme au Tchad est utilisée pour lever le lièvre en faveur du ministre de la Justice afin qu’il porte atteinte à la liberté du président Kebzabo. Au vu de la situation, le bureau exécutif de l’UNDR s’est réuni en séance extraordinaire et après avoir examiné et analysé la situation, a décidé d’apporter son soutien indéfectible à son président. Pour le bureau exécutif, leur président, en sa qualité d’homme politique et chef du groupe parlementaire, est dans tout son droit d’exprimer haut et fort ses opinions, si ses prises de parole publiques concernent la protection des populations tchadienne. “Saleh Kebzabo n’a violé aucun article du code pénal tchadien lorsqu’il a dénoncé les affrontements intercommunautaires très sanglants. Il a appelé les jeunes à s’organiser pour défendre leurs biens, en l’occurrence leurs champs, dévastés constamment par les troupeaux des éleveurs suivis de massacres entre éleveurs et agriculteurs”, affirme Célestin Topona. Il explique que ce sont des “subterfuges éhonté” pour écarter un adversaire politique d’envergure.
pour rappel, le 22 décembre dernier, le président de l’UNDR, lors d’un meeting à Baktchoro dans la province de la Tandjilé, a tenu “des propos incendiaires” que le ministère de la justice qualifie d’actes “constitutifs de délit d’atteinte à la paix et à la tranquillité et punis par les articles 181 et 183 du code pénal”. Objet de la demande de la levée de l’immunité du député pour qu’il réponde de ses actes, selon le ministre de la Justice, Djimet Arabi.

Sabre Na-ideyam